Physiologie des systèmes intégrés, les principes et fonctions

Régulation en cas de diminution d'oxygène

Une diminution de la pression partielle en oxygène dans les alvéoles pulmonaire entraîne une hypoxémie à l'origine de l'hypoxie .

L'hypoxémie est détectée par les chémorécepteurs périphériques (les chémorécepteurs centraux sont insensibles aux variations d'oxygène), qui, par voie réflexe, provoquent une hyperventilation après activation des centres respiratoires.

Secondairement, cette hyperventilation aura aussi pour conséquence de diminuer la pression partielle artériolaire en dioxyde de carbone, provoquant une alcalose respiratoire. Celle-ci, à l'opposé de l'hypoxémie, provoque une diminution de la stimulation des chémorécepteurs, diminuant alors la stimulation des centres respiratoires et limitant par conséquent l'hyperventilation.

Cependant, ce phénomène n'est que transitoire. En effet, l'alcalose respiratoire est rapidement compensée grâce au pouvoir tampon du sang.

Les conséquences de ce phénomène est qu'en cas d'hypoxémie, l'hyperventilation est modérée au début de l'hypoxémie et elle sera plus importante si elle se prolonge.

Schéma présentant les conséquences d'une baisse de la pression partielle en oxygène au niveau des alvéoles
Figure 19 : Contrôle réflexe de la respiration en cas de diminution d'oxygène

C'est à partir d'une pression partielle artériolaire en oxygène inférieure à 60mmHg que l'effet se fait ressentir. Cette condition est obtenue en situation non pathologique à partir de 3000m d'altitude ou lors de situations pathologiques comme la broncho-pneumopathie-chronique obstructive (BPCO) .

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